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M'attendent ce soir pour dîner
Je dévorerais précipitament
En regardant des animés
C'est cliché me direz vous!
Mais connaissez vous les Ghibli
Rien de tel que d'être transportée par le ragoût
Et d'être projetée dans l'imaginaire de Miazaki
Rien de tel que de voyager
Dans un château ambulant
Et déguster
Un ramen brûlant
Au bord d'un feu vivant et capricieux
Souhaitez moi bon appétit
Un ventre repus et heureux
Et un imaginaire conquis
Délices animés
2026-01-14
## Délices animés
De délicieux ramen fumantM'attendent ce soir pour dîner
Je dévorerais précipitament
En regardant des animés
C'est cliché me direz vous!
Mais connaissez vous les Ghibli
Rien de tel que d'être transportée par le ragoût
Et d'être projetée dans l'imaginaire de Miazaki
Rien de tel que de voyager
Dans un château ambulant
Et déguster
Un ramen brûlant
Au bord d'un feu vivant et capricieux
Souhaitez moi bon appétit
Un ventre repus et heureux
Et un imaginaire conquis
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C'est par ces mots que je commencerais mon message si je devais t'écrire. Ces mots simples et clairs embarquent tant de choses. Ils révèlent ce que je cherche à enfouir. Comme si je devais en avoir honte. Pourtant, j'ai envie de le déclamer.
Tu me manques.
En te le disant je brise la glace. J'admets peut-être ce que tu sais déjà. Je m'ouvre et je me confie. Je révèle mes sentiments.
Tu me manques.
Est-ce qu'il faut écrire autre chose ? C'est suffisant.
Tu me manques
2025-10-14
## Tu me manques
Tu me manques.C'est par ces mots que je commencerais mon message si je devais t'écrire. Ces mots simples et clairs embarquent tant de choses. Ils révèlent ce que je cherche à enfouir. Comme si je devais en avoir honte. Pourtant, j'ai envie de le déclamer.
Tu me manques.
En te le disant je brise la glace. J'admets peut-être ce que tu sais déjà. Je m'ouvre et je me confie. Je révèle mes sentiments.
Tu me manques.
Est-ce qu'il faut écrire autre chose ? C'est suffisant.
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Un peu plus de ci. Un peu moins de ça. Ce n'était jamais parfait. Il fallait alors recommencer de zéro. Ce devait être réussi. Pas le droit à l'erreur. L'erreur c'était l'échec.
Il portait un polo blanc et un chino bleu. Une tenue classique. Des indémodables chaussures bateau aux pieds. Des lunettes de soleil. Il était beau. Dans sa poche gauche, son téléphone. Il prendrait une photo puis il le laisserait pour profiter du moment.
C'était une belle journée. Il faisait un grand soleil. Pas un nuage à l'horizon. Il se sentait seul. Comme le soleil au milieu du ciel bleu.
16h20, ni le début, ni la fin de journée. L'après-midi quoi. Il n'avait pas choisi l'heure. Il s'était laisser porter.
La musique recommençait. La même. En boucle. Il l'aimait bien. Elle était si familière. Ça le rassurait. Il la connaissait par coeur. Évidemment, après plus de 300 fois.
Il sortit son téléphone. Le déverrouilla. Il prit sa photo. Il ouvrit WhatsApp. Il l'envoya. Sans texte. Vue unique.
Il était prêt. C'était maintenant.
Il sauta dans le vide.
Saut
2025-08-13
## Saut
Tout était prêt. Il savait ce qu'il allait faire. Ça avait été rejoué tant de fois dans sa tête. Le lieu, le moment, les sensations. C'était une belle journée. Il était heureux de concrétiser. Des mois à ruminer, se faire violence. Jouer et rejouer la scène.Un peu plus de ci. Un peu moins de ça. Ce n'était jamais parfait. Il fallait alors recommencer de zéro. Ce devait être réussi. Pas le droit à l'erreur. L'erreur c'était l'échec.
Il portait un polo blanc et un chino bleu. Une tenue classique. Des indémodables chaussures bateau aux pieds. Des lunettes de soleil. Il était beau. Dans sa poche gauche, son téléphone. Il prendrait une photo puis il le laisserait pour profiter du moment.
C'était une belle journée. Il faisait un grand soleil. Pas un nuage à l'horizon. Il se sentait seul. Comme le soleil au milieu du ciel bleu.
16h20, ni le début, ni la fin de journée. L'après-midi quoi. Il n'avait pas choisi l'heure. Il s'était laisser porter.
La musique recommençait. La même. En boucle. Il l'aimait bien. Elle était si familière. Ça le rassurait. Il la connaissait par coeur. Évidemment, après plus de 300 fois.
Il sortit son téléphone. Le déverrouilla. Il prit sa photo. Il ouvrit WhatsApp. Il l'envoya. Sans texte. Vue unique.
Il était prêt. C'était maintenant.
Il sauta dans le vide.
1
Fin. Il le savait déjà. C'était clair. Répété. Limpide. C'était ce qu'il avait demandé. Il l'a obtenu. Bien sûr, il avait tant de questions. Envie de se défendre. Ou de se battre. Mais à quoi bon ?
Dans le vacarme, il y avait des souvenirs. Et des projets. À l'eau, comme les larmes. Il faut les mettre de côté. Ranger les souvenirs. Dans une belle commode. Parfois on ouvrirait un tiroir, ému. Par contre les projets, il fallait les laisser. Ce n'était pas possible. Vraiment ? Oui, vraiment. C'était ça le plus douloureux.
"Je t'aime". Deux mots, une infinité de promesses. Ça avait été prononcé tant de fois. Il pensait être le héros de l'histoire. Héros ? Joli rôle. Mais les histoires ont une fin. Comme quand il était petit, il était triste que ça se finisse. Pareil en tant qu'adulte.
"Tiens ma main" il avait murmuré. "Ne la lâche pas encore" il avait ajouté. "J'ai peur". C'était peu de le dire. Il était terrifié. Seul. Solo. Sans elle. Non. Il n'y croyait pas.
Elle faisait glisser ses doigts. Elle prenait le large. De nouvelles aventures. De nouvelles pages. De nouvelles personnes. De nouveaux projets. La suite d'une vie.
Il voulait la retenir. La serrer contre lui. De quel droit ? Il voulait la regarder. Lui parler. Pourquoi ? Parce que. Comme avant. Comme toujours.
Elle filait. Le vent soufflait. La terre tournait. Les nuages avançaient. Seul lui restait figé. Assis. À même le sol. Le visage tenu dans ses mains. Des larmes coulaient. Chaudes. Salées.
Et alors, il sourit. Ce serait dur. Affreusement difficile. Mais c'était nécessaire. Il fallait laisser faire. C'était la bonne chose à faire. On se reverrait. On s'était déjà beaucoup vus. Au revoir. Merci. "Je t'aime."
Fin
2025-08-13
## Fin
Des larmes. Chaudes. Salées. Elles coulaient lentement. Il n'y avait plus que du silence dans le casque. Mais un vacarme dans sa tête.Fin. Il le savait déjà. C'était clair. Répété. Limpide. C'était ce qu'il avait demandé. Il l'a obtenu. Bien sûr, il avait tant de questions. Envie de se défendre. Ou de se battre. Mais à quoi bon ?
Dans le vacarme, il y avait des souvenirs. Et des projets. À l'eau, comme les larmes. Il faut les mettre de côté. Ranger les souvenirs. Dans une belle commode. Parfois on ouvrirait un tiroir, ému. Par contre les projets, il fallait les laisser. Ce n'était pas possible. Vraiment ? Oui, vraiment. C'était ça le plus douloureux.
"Je t'aime". Deux mots, une infinité de promesses. Ça avait été prononcé tant de fois. Il pensait être le héros de l'histoire. Héros ? Joli rôle. Mais les histoires ont une fin. Comme quand il était petit, il était triste que ça se finisse. Pareil en tant qu'adulte.
"Tiens ma main" il avait murmuré. "Ne la lâche pas encore" il avait ajouté. "J'ai peur". C'était peu de le dire. Il était terrifié. Seul. Solo. Sans elle. Non. Il n'y croyait pas.
Elle faisait glisser ses doigts. Elle prenait le large. De nouvelles aventures. De nouvelles pages. De nouvelles personnes. De nouveaux projets. La suite d'une vie.
Il voulait la retenir. La serrer contre lui. De quel droit ? Il voulait la regarder. Lui parler. Pourquoi ? Parce que. Comme avant. Comme toujours.
Elle filait. Le vent soufflait. La terre tournait. Les nuages avançaient. Seul lui restait figé. Assis. À même le sol. Le visage tenu dans ses mains. Des larmes coulaient. Chaudes. Salées.
Et alors, il sourit. Ce serait dur. Affreusement difficile. Mais c'était nécessaire. Il fallait laisser faire. C'était la bonne chose à faire. On se reverrait. On s'était déjà beaucoup vus. Au revoir. Merci. "Je t'aime."